Leur cheval, toujours menacé d’euthanasie en Dordogne, fait avancer la cause animale.

Dans leur prairie de Bugues, petit village du Périgord, Plaisir des Fleurs se porte bien, mais Isabelle et Marine Manse vont un peu moins bien.

Depuis que leur cheval de course de 20 ans a été testé positif à l’EIA (anémie infectieuse équine) en avril 2023, son sort est entre les mains de la justice.

Chevaux, transmise par les piqûres d’insectes. Cela peut être mortel et il n’existe actuellement aucun traitement ni vaccin », rappelait la préfecture de la Dordogne en août 2023 pour justifier sa décision spécifique à la France :

Euthanasier l’animal infecté alors que nos voisins italiens prônent l’isolement de l’animal.

(si un insecte pique un cheval infecté par le virus, il peut le transmettre à un autre cheval en le mordant à son tour).

Depuis lors, malgré deux refus d’ordonnances d’euthanasie, l’administration est restée déterminée.

« Elle souhaitait lever l’interdiction des biens de Mme Manse en prenant un nouveau décret abrogeant les deux précédents », décrit l’avocat de Me, Ariel Moreau.

Le 21 octobre, le tribunal administratif de Bordeaux a suspendu l’arrêté préfectoral exigeant l’abattage de l’animal, mais le 20 novembre, le Conseil d’État a contesté cette décision. Résultat :

Isabelle Manse est obligée d’organiser l’euthanasie sous peine de sanctions.

Côté positif : son cheval continue de promouvoir le droit animal.

Quant aux propriétaires, « il faut relancer la procédure devant le tribunal administratif. C’est difficile», dit l’avocat.

Cette intransigeance réglementaire l’irrite alors qu’« il n’y a pas de dépistage obligatoire dans notre pays.

Prétendre que la France est exempte d’IAE est un mensonge visant à préserver les intérêts économiques du secteur en raison des compensations ridicules imposées par l’État.

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